Who By Fire

"And who by fire, who by water, 
Who in the sunshine, who in the night time, 
Who by high ordeal, who by common trial, 
Who in your merry merry month of may, 
Who by very slow decay, 
And who shall I say is calling? [...]"


De nouveau Léonard Cohen, avec une de ses chansons les plus typiques : incisive, hermétique, violente, servie par une mélodie répétitive, lancinante.
Cette énumération des mille façons de finir sa vie se prête à de multiples interprétations, et, comme de nombreux textes de Léonard Cohen, laisse à chacun le soin d'y trouver un sens.
On peut même imaginer Saint Pierre aux portes du paradis, annonçant les nouveaux venus...
Cette évocation conduit naturellement à "La Prière (Je vous salue, Marie)" de Francis Jammes, chantée par Georges Brassens. A priori, rien à voir ! Et pourtant...


Voici ma traduction, qui ne cherche pas à rivaliser avec les autres, mais tente de préserver le sens et le rythme, pour pouvoir être chantée.

Qui par le Feu 

Qui par noyade, qui sur le bûcher
 
Qui en plein soleil, qui la nuit tombée
 
Qui par arbitraire, qui par un procès
 
Qui en ce joyeux, joyeux mois de juin
 
Qui par un très long déclin
 
Et qui devrais-je annoncer ?
 

Et qui dans sa déchéance, qui par somnifères,
 
Qui au pays de l’amour, qui blessé par le fer
 
Et qui par avalanche, qui par la mine
 
Qui par avarice, qui par famine
 
Et qui devrais-je annoncer ?
 

Et qui résolument, qui par accident
 
Qui dans la solitude, qui dans ce miroir,
 
Qui sur ordre de sa dame, qui volontairement
 
Qui avec des chaînes, qui au pouvoir,
 
Et qui devrais-je annoncer ?


(Traduction : Polyphrène)
Comments